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vendredi 17 juillet 2015

Pervers narcissique: comment le reconnaître?

Certaines relations vous font souffrir : vos caractères ne sont pas compatibles, il vous exaspère, vous ne vous convenez pas ! Et puis il y a les autres, plus dangereuses car vampirisées par un buveur d’amour. J’ai nommé : le pervers narcissique.

Brève définition

Le pervers narcissique est un individu, comme les autres de prime abord. En réalité, est cachée au fond de lui une force manipulatrice innée dont il se sert sans modération, après avoir tout mis en œuvre pour séduire et gagner la confiance de sa partenaire. Il est brillant, rusé, intelligent et sait particulièrement bien dénicher ses victimes et cerner leurs faiblesses. Ces pauvres victimes, sont, dans un premier temps, subjuguées par le rêve que leur vend ce malfaiteur des cœurs. Et, ne voyant pas venir le danger (quel danger ? Il est beau, intelligent et m’offre pplleeiiinn de cadeaauuuxx), s’offrent naïvement et entièrement à leur futur bourreau.

Les victimes préférées des pervers narcissiques

Elles n’ont pas confiance en elle

Avoir confiance en soi, c’est adopter un comportement assertif c’est-à-dire savoir prendre sa juste place dans la société et respecter la place des autres. C’est aussi exprimer ses opinions, assumer ses décision, confronter les autres lorsque leur comportement est insatisfaisant, savoir poser des limites. Tout ça pour dire, qu’une femme (ou un homme bien sûr) qui a confiance en elle, aura vite fait de virer ce vilain cafard de ses affaires, elle n’aura pas peur de lui tenir tête. Et ça, le pervers narcissique ne le supporterait pas. Il préfère donc aguicher les filles un peu perdues, dont l’estime n’est pas au max, qui se dévalorisent sans cesse et prennent même (malgré elles) un certain plaisir à toujours jouer le rôle de la victime.

Elles n’ont pas conscience de leur potentiel

Elles sont jolies et intelligentes mais ne l’ont jamais remarqué. Peut-être leurs précédentes relations ont eu un impact sur ce point, peut-être n’ont elle jamais réalisé qu’elles pouvaient plaire. Elles sont pleines de vie et d’énergie et le pervers narcissique se nourrira de cette force.

Elles sortent d’un passage à vide

Elles ont connu une période difficile : elles se sont fait battre par le ex, ont connu la dépression, ont perdu un proche et ont sombré… Bref, il s’est passé un « truc » et il leur faut un kleenex humain. Elles se jettent donc sur le premier mec attentionné, qui les traite comme des princesses (au début). C’est leur sauveur, celui qui va les sortir de la détresse (si seulement elles savaient !). Le pervers narcissique se fera un plaisir de les aider à se reconstruire pour mieux les détruire.

Reconnaître une relation fondée sur la perversion narcissique

Une relation amoureuse sincère et pure, qui marche quoi, vous rend belle et sûre de vous. Vos yeux brillent, votre sourire ne se décolle plus de votre visage, vous êtes sereine et bien dans votre peau et ça se voit : « Tu as fait quelque chose ? Tu es lumineuse ». Dans une relation amoureuse avec un pervers narcissique, c’est l’inverse : votre teint se terni, vos cheveux laissent des pellicules grisâtres sur vos épaules, votre eczéma refait surface, votre sourire est éteint tout comme vos espoirs, vous vous sentez nulle et commencer à vous persuader que vous ne servez à rien.

Vous vous laissez aller

 Physiquement, vous ne vous sentez vraiment pas bien dans vos baskets et votre ami vous le fait savoir « t’es moche », « cette robe te grossit » « tu veux pas  aller  te changer ? ». Il a honte de vous et vous le fait bien comprendre. Et, si au début de la relation vous faisiez tout pour le satisfaire, est venu le moment où vous vous êtes rendu compte que vous aviez beau faire tous les efforts du monde, il trouvait toujours le moyen de vous rabaisser.

Vous n’avez plus aucune estime pour vous-même 

L’amour, est censé apporter un réel surcroit de confiance qui redonne le courage d’affronter la vie, de se lancer dans nos projets les plus fous, de se sentir utile et surtout, heureuse. Aujourd’hui vous vous sentez aussi utile qu’une serrure sans clef (ohoh jolie comparaison) et vous vous détestez à tous les niveaux.

Vos amis ont été relégués au dernier rang

Votre famille, même vos amies l’ont trouvé super lors des présentations. Mais lorsque vous avez commencé à les appeler pour leur raconter la vraie tournure que prenait votre relation, ils l’ont détesté. Toutefois, vous êtes persuadée que votre entourage est jaloux et que votre ami a raison (il a une force de persuasion au-delà de l’imaginable). Le pervers narcissique est parvenu à vous convaincre qu’il est la seule personne dont vous ayez besoin, et vous, vous le croyez..Du coup, vous préférez voir vos proches le moins souvent possible. Monsieur a bien réussi son coup : vous êtes susceptible de vous retrouver seule si rupture il y a.

Vous  êtes devenue une « boniche »

Vous faites tout ce qu’il vous demande et en réalité, vous ne savez pas bien pourquoi. Vous êtes comme ensorcelée, vous répondez « oui » dés qu’il vous donne un ordre. Vous êtes devenue un bon toutou modelé comme IL le voulait. Vous avez perdu toute joie de vivre et n’osez plus rien dire. Vous êtes constamment triste et n’osez plus lui en parler. C’est normal, puisqu’il est la source de votre malheur.

Vous êtes un faire-valoir

Le but premier du pervers narcissique est le suivant: être placé sur un piédestal. Pour ce faire, il vous utilise. Il vous critique sans cesse devant vos proches afin de toujours montrer sa supériorité. Une amie à moi est restée longtemps en couple avec un type de ce genre. Son complexe, c’était de ne pas avoir fait d’études et pour montrer qu’il était brillant malgré tout, il la dévalorisait sans cesse, lui prouvant par A + B qu’elle avait toujours tort, et lui, toujours raison.

Témoignage

Une connaissance à accepter de témoigner et nous livre son histoire avec un pervers narcissique.
J’ai rencontré Pierre sur internet, j’ai tout de suite aimé sa façon de parler. Je sortais d’une période très « rugueuse ». J’avais fait plusieurs années de dépression profonde et je commençais à peine à m’en sortir. C’est ma petite sœur qui m’a poussée à m’inscrire sur des sites de rencontres afin que j’aille mieux, que je retrouve un peu d’estime pour moi-même. Et c’est vrai que ça m’a fait du bien de me sentir un peu séduisante même si c’était virtuel. Il m’a invité dans un grand restaurant parisien. Moi, très nature, j’étais venue en jean et en pull/basket, même pas maquillée (je ne me maquillais plus depuis longtemps). Je me sentais un peu mal au début au vu du lieu sublime mais il a su mettre à l’aise. Il me complimentait souvent dés notre premier rendez-vous. Les choses se sont ensuite accélérées, nous nous sommes officiellement mis ensemble. Parfois je trouvais ses comportements étranges : par exemple, à Noel ou pour mon anniversaire, il voulait absolument (contre ma volonté) que j’ouvre ses cadeaux devant ma famille. Au bout de trois mois il m’a offert un bracelet en diamant puis au bout de cinq, une bague en diamant. Sans m’en rendre compte, il commençait déjà à m’enchainer avec ses cordes scintillantes. Puis nous avons pris un appartement ensemble. Et notre relation s’est dégradée. Il m’attaquait sans cesse, m’insultait, mettait le doigt là où il savait qu’il allait me tuer. Pire, devant ma famille il me disait « aller gros cul va chercher le pain » ou ce genre de choses. J’étais sa bonne. Pire encore, il m’a acheté une robe un jour et lorsque je l’ai essayée il m’a dit « putain ma collègue était trop bonne dans cette robe, toi ça te boudine ». Le truc qui te fout bien une claque dans la gueule. Bref, il m’a salie, vraiment. Et m’a prise pour une vraie conne. Il a su me trouver au bon moment, là où j’étais au plus mal. Et puis j’ai fini par le quitter, j’ai réussi à le faire au bout d’un an et ce fut très difficile mais je souffrais beaucoup trop.

lundi 13 juillet 2015

Les 6 signes de l'amour naissant

Quand notre coeur balbutie au début d’une rencontre, difficile de savoir s’il parle bien le langage de l’amour. Certains indices peuvent nous mettre sur la voie. Quatre psys nous révèlent les comportements qui font dire « je l’aime vraiment ».

 Bien sûr, il y a le coup de foudre, brutal, sans appel, qui n’entraîne aucune tergiversation. C’est l’amour fou au premier regard, même si cet emballement, à l’instar du feu de paille, ne dure parfois qu’un court moment. Et puis il y a l’amour naissant qui, lui, prend son temps pour se dévoiler. Pas forcément moins prometteur, mais plus ambigu dans ses manifestations. C’est lui dont nous parlons quand nous glissons à l’oreille d’un ou d’une amie : « Tu sais, je crois

Cette incertitude, loin d’invalider la force du sentiment, traduit une bataille en train de se livrer en nous. « Beaucoup d’éléments nous attirent vers l’autre – reconnaissance, confiance, sentiment de paix, de joie… – et presque autant nous en éloignent – peur d’être rejeté, de devenir dépendant, d’être envahi, de ne pas être prêt », constate la psychiatre et psychanalyste Catherine Bensaid. D’où ces trois pas en avant, un pas en arrière, valse-hésitation qui marque souvent un vif intérêt ! Décryptage des signes de cet amour naissant et encore balbutiant.

Les joues roses

Bien souvent, en amour, c’est le corps qui parle le premier, même si nous nous efforçons d’ignorer les signes qu’il envoie. « L’anxiété entraîne une poussée d’adrénaline, qui provoque une accélération du rythme cardiaque, une transpiration excessive, explique la médecin et sexologue Ghislaine Paris. Mais, en même temps, le sentiment amoureux, lui, libère de la dopamine, de la sérotonine, des endorphines, à l’opposé de l’adrénaline. Ces hormones de l’amour vont entraîner une dilatation des vaisseaux sanguins, qui donne des joues roses et, moins connu, colore le cou. Ces marbrures attirent le regard. Or, le cou est une zone de fragilité par excellence chez les humains. De façon très archaïque, quand nous tombons amoureux de quelqu’un, nous présentons à l’autre cette zone, en renversant la tête, preuve d’abandon et de confiance. »
La voix également se modifie : « Les femmes ont tendance à élever le ton, à adopter une voix plus aiguë, tandis que les hommes, eux, prennent une voix plus rauque, dans le but de se séduire mutuellement », poursuit la spécialiste. En cas de doute, soyons sûr que « le corps a ses raisons que la raison ignore », pour paraphraser Blaise Pascal.

Les maladresses

Nous voulons être intéressant et nous ne sortons que des banalités. Nous voudrions faire de l’effet, mais nous renversons notre verre… « Un soir, j’allais dîner avec un homme qui me plaisait beaucoup dans un restaurant libanais. Sur la table, il y avait des crudités et un petit piment que j’ai pris pour un poivron. J’ai croqué dedans et, instantanément, ma langue a doublé de volume. Nous avons atterri aux urgences ! » raconte Marianne, 40 ans, décoratrice.
Le sexothérapeute Alain Héril voit dans ce témoignage la force du désir à l’état brut, et dans cette langue en feu, un excellent moyen d’empêcher la parole de se dire, au profit de l’émotion. « Toutes ces maladresses sont une façon indirecte d’indiquer à l’autre que nous sommes troublé par lui, qu’il nous fait perdre tous nos moyens, détaille-t-il. C’est un signe fort que nous lui envoyons, bien qu’en apparence il semble contreproductif. » Même emballement chez la psychanalyste Sophie Cadalen pour ces actes manqués : « Voilà qui est très prometteur ! Notre inconscient s’amuse à nous jouer des tours. Notre appréciation de la situation nous file entre les doigts, c’est toujours le signe d’une rencontre importante. »

Les tactiques

L’amour naissant est peuplé de doutes et de tourments. Et, parfois, de tactiques dérisoires pour les masquer. Nous feignons de ne pas attendre de coup de téléphone, nous nous prétendons pris pour la soirée, alors que nous sommes libre comme le vent, pour ensuite nous morfondre. Que cachent ces mises en scène ? « La crainte de se dévoiler, au risque d’être éconduit, répond Alain Héril. C’est notre narcissisme qui est en jeu. Elles signent souvent une mésestime de soi. »
 Ajoutons encore que nous avançons en terrain inconnu, obligé de penser à la place de l’autre, de nous comporter comme nous pensons qu’il aimerait que nous nous comportions, alors que nous l’ignorons ! Le naturel n’est pas vraiment au rendez-vous… Heureusement, Sophie Cadalen nous rassure : « Aucune stratégie ne résiste à l’amour. Feindre l’indifférence ne marche que si nous sommes relativement détaché. »
« Non, ce n’est pas possible, ce n’est pas mon genre ! Et puis, c’est trop tôt, trop tard, trop… » Signe infaillible ou presque de l’amour naissant : la résistance que nous lui opposons. « Quand nous sommes en face d’un partenaire qui ne correspond pas à nos critères conscients, mais qui nous déstabilise inconsciemment, nous perdons pied, analyse Alain Héril. Dérouté, nous essayons coûte que coûte de revenir dans le droit chemin en nous raisonnant. » Ajoutons encore que, effrayé par notre désir, auquel, la plupart du temps, nous n’avons pas l’habitude de faire de la place, nous sommes tenté de fuir. Ce vertige s’accompagne d’un sentiment de panique : c’est bien beau tout ça, nous murmure une petite voix, mais si cela ne durait pas ? Autant devancer ce chagrin potentiel et fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve.

Les projections

Autre signe de l’amour naissant, cette propension que nous avons à nous projeter dans un futur heureux, même le plus prosaïque… « La première fois que j’ai rencontré Philippe, je me suis tout de suite vue lovée contre lui sur un canapé en train de regarder ma série télé préférée », sourit Lucille, 45 ans, infirmière. Pour Alain Héril, ces projections sont une façon de nous rassurer sur le déroulement à venir : « En nous passant un film où l’autre nous aime et nous désire, nous sautons l’obstacle de l’incertitude qui caractérise l’amour naissant. »
Sophie Cadalen met toutefois en garde contre ces projections hâtives qui peuvent traduire plus une envie d’amour qu’un amour véritable : « Je me méfie de ces scénarios où l’autre n’a pas beaucoup de place et doit entrer à tout prix dans un cadre. Aimer, c’est commencer à être prêt à faire de la place à l’autre, pas uniquement sur son canapé ! »

L'embellissement

Quand nous rencontrons quelqu’un qui nous plaît, nous tendons à minimiser les obstacles et à majorer les connivences. « Observez deux partenaires chez qui l’amour est en train de naître. Ils s’ébahissent de leurs points communs : “Enfant, tu passais tes vacances à Saint-Jean-de-Luz ? Moi aussi !” Et d’y voir un signe envoyé par le ciel », sourit Catherine Bensaid. « L’amour a cette faculté d’enjoliver la relation, mais aussi de nous rendre plus beau, plus belle, par un processus d’idéalisation de soi, remarque Alain Héril. Un sacré bénéfice secondaire qui risque de nous rendre aveugle. »
Gardons-nous de nous inventer un conte de fées, au mépris du réel. « Des jeunes femmes me racontent que si leur partenaire ne leur dit jamais “je t’aime”, c’est qu’il n’y pense pas… L’aveuglement a des limites ! » nuance la thérapeute. Beaucoup se croient amoureux de quelqu’un alors qu’ils sont simplement amoureux de l’amour. Dans ce cas, l’autre n’est là que pour combler une attente, un besoin. Comment savoir alors s’il s’agit d’amour ? Le sentiment échappe toujours au contrôle. « Nous voilà dépassé, sans intelligence aucune, ni de la situation, ni de nous-même ? N’en doutons plus, nous sommes amoureux ! Aimer est l’expérience la plus intéressante de notre vie d’humain. Alors, laissons de côté nos résistances et laissons-nous emporter », encourage Sophie Cadalen. L’amour naissant est du côté de l’aventure.

 



 

 

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